Entre éducation et productivité

Par le 29 décembre 2015
confusion
Pour ceux d’entre vous qui suivent une formation pédagogique quelconque, ou encore ceux qui vont toujours à la faculté et qui, ne pouvant pas s’y épanouir pour diverses raisons que je citerai plus tard considèrent sérieusement le fait d’abandonner, cet article n’a nullement pour but de vous dire quoi faire, ni comment gérer votre vie ou planifier votre avenir. Cet article est une invitation à une deuxième réflexion, l’ouverture vers un autre angle de vue.

Nous le savons tous, et cette conclusion ne date pas d’hier, que le système éducatif en Tunisie est loin d’être parfait ou même acceptable: des emplois du temps bordéliques au manque de ponctualité, de sérieux et d’encadrement pour « les élèves » et j’en passe tout témoigne de sa médiocrité. La motivation et l’encouragement n’étant pas dans les priorités des responsables n’ont pas de place dans la pédagogie qu’adoptent nos institutions éducatives. Où que nous soyons et peu importe quelle branche ou quelle formation nous suivons, tout absolument tout nous encourage à nous défaire d’un système saturé de règles insignifiantes et dépourvu de tout stratagème efficace ayant des buts précis bénéfique non pour l’individu en formation mais pour toute la société. On nous a appris dés notre jeune âge qu’il fallait étudier pour ensuite trouver « un boulot qui paye », ne pas finir à la rue, vivre bien et entretenir une famille. Nous nous retrouvons donc contraints de faire de longues études, d’aller à ces établissement qu’on pourrait facilement confondre avec des donjons, la pression devient de plus en plus forte d’une année à l’autre, la motivation n’y est plus, le surmenage est à son comble. Etant jeune et plein de vie, c’est notre âme et esprit frais qui alimenteront notre besoin imminent de productivité et d’innovation par un plein d’énergie, de créativité, d’idées… et d’un coup c’est une envie de rébellion contre les contraintes scolaires et pédagogiques qui se déclenche. La frustration est à son maximum et diverses questions se posent : Qu’est ce que je fais là ? Ne devrais-je pas déjà être en train de travailler ? Ce que l’on nous enseigne est inutile, aujourd’hui il est possible de tout apprendre via internet ou au pire dans les livres. Je vous rassure, cette attitude est loin d’être blâmable, c’est au contraire un bon signe qui témoigne d’une certaine maturité et indépendance atteinte par l’individu en question. Une idée considérable bâtie sur un fait tout à fait logique: la personne n’arrivant pas à s’épanouir dans le milieu scolaire ne voit plus l’utilité de sa formation. Cohérant, certes d’un angle de vue limité. Car comme on nous l’a enseigné, l’école n’est autre qu’un milieu d’apprentissage, dans un but purement matérialiste. Mais élargissons l’angle, voyons plus grand. Le fait est que et après y avoir réfléchi, j’ai été amenée à déduire que ce sentiment là d’inutilité, est due au fait qu’en effet l’éducation canalise, temporairement, la productivité, et ce sans doute par sa mal organisation, qui fait que nous perdons énormément de temps, un temps qui compte lorsque nous décidons d’être productif. Mais et en dépit de ce que nombreux pensent, elle ne tue en aucun cas la créativité, ce don encré en nous et qui nous pousse à toujours innover, avoir des idées plein la tête et vouloir les concrétiser, ce don persistera, il sera peut être enterré sous une pile de devoirs à faire, une rage excessive contre l’inefficacité du système très mal élaboré mais ne sera jamais pulvérisé si l’on sait pensé et que l’on ne se contente pas de faire ce qu’on nous demande en prenant la requête pour un ordre. Que tout ceux qui rejettent la faute de leur manque de créativité à l’éducation reconsidèrent le fait qu’au final peut être que le véritable problème vient d’eux. Peut être qu’en fait c’est eux qui ne sont pas créatifs et imaginatifs de naissance. Il faudrait donc y remédier, et cela reste heureusement possible.

Au final toutes ces success stories que l’on nous a raconté sur tel ou tel personnage publique qui n’a pas finit ses études et qui a finalement réussi sa vie grâce à sa « start-up » qui plus tard est devenue une grande compagnie, engageant des centaines de salariés et affichant des chiffres de revenus énormes chaque mois ne sont autre que les mythes de la culture moderne que nous sommes aujourd’hui. Et bien que les études ne soient pas tout, ils restent néanmoins essentiels, bénéfiques obligatoires pour tout individu voulant plus tard avoir un minimum d’influence. Elles ne sont pas uniquement une source de savoir mais aussi un puits d’expériences et de rencontres. Une mission que tout individu avec les capacités d’un leader, et l’âme d’un artiste devrait accomplir avec succès, par ce que c’est le mode de fonctionnement de notre société, et que penser pouvoir esquiver une étape aussi importante serai une grave erreur.

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A propos de Abla Akremi

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