Success Story : Sherazade Mami

Par le 1 janvier 2015

shinymen-Sherazade_Mami-Success_Story-couvAu mois de Janvier, Shinymen Magazine se bouge, et notre personnage du mois aussi se bouge ! Mais encore ?… Si je vous dis Danse, chorégraphe et Beauté son nom va s’afficher devant vous. C’est Sherazade Mami, une sacrée nana pêchue et flamboyante comme on aime.

Le Magazine Shinymen est allé à la rencontre de la chorégraphe et danseuse Sherazade Mami afin d’en savoir un peu plus sur elle.

Shinymen – Sherazade Mami, pourriez-vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

S.M – Sherazade Mami née le 17/07/1991 dans un foyer de culture, art et sport. Mon père était l’un des meilleurs tennismans de l’époque, ma mère un mélange de danseuse, gymnaste, équestre et musicienne .Les livres et les revues éparpillés partout dans la maison….

Shinymen – Comment es-tu devenue danseuse ? Quels sont ton parcours et ta formation ?

S.M – Imprégnée de cette ambiance je ne pouvais qu’être une enfant joyeuse et ouverte au rythme de la vie : je commençais ma journée sur le son du lutte de ma maman, qui n’arrêtait pas de ponctuer ses mouvements de danse et c’est ainsi que j’ai pue grandir naturellement pour arriver à la danse qui faisait et fait encore partie de moi et du rituel quotidien de ma journée.
A l’âge de 3 ans j’ai commençais des cours d’expression corporelle chez el « Ezzaier » à El Manar, où je fus remarquée pour ma souplesse et mes talents naissants par Sihem Belkhouja ,et du coup elle m’a ramené vers sa troupe du ballet national à El Menzah 6 et là les entrainements sérieux ont commencés  : tout les dimanches à partir de 9 heure du matin, ainsi que 2 fois par semaine. Couronnés à même pas encore 5 ans par ma première présentation au théâtre municipale dans le spectacle « Cendrillon » création de Sihem Belkhouja et j’ai continué ainsi jusqu’à l’âge de 6 ans. À ma première année à l’école primaire de « Chevreul » je me suis transformée en petit rat à l’école russe de ballet : de spectacle en spectacle : théâtre municipal-El théâtro-Casino sousse-Sfax….et ce jusqu’au départ de mon professeur de danse classique Mme « Irina Chamatrina ».
Une nouvelle ère commence : Mme Téréza Kadri entraîneur de gymnastique rythmique à l’équipe nationale Tunisienne, a prédit pour moi un avenir sportif prometteur et m’intégra à l’équipe ; j’avais alors 9 ans. C’est autre chose ce sont les performances, les ambitions, les entrainements de 5 heures minimum tout les jours, les vacances transformées en stages :Bulgarie, Egypte,Sfax,Nabeul,Korba…. Et enfin les compétitions, les championnats, les voyages d’un pays à l’autre pour monter et descendre les podiums, rafler les médailles et voir le drapeau Tunisien s’élever au dessus de nos têtes. En parallèle n’ayant jamais abandonné la danse classique, à partir de 2008 j’ai repris les spectacles avec l’école professionnelle de danse « Ikâa » sous l’égide de Mme Anne Marie sallemi, professeurs et chorégraphes : Nawel Skandrani et Frank Delorme (2008-2009 : Coppélia) en y ajoutant ma touche personnelle : variation sur pointes avec ruban et de contorsion théâtrale.
2010 : ouverture festival de Carthage et tournée dans tous les théâtres de la Tunisie avec la Hadhra de Fadhel Jaziri pour un solo sur pointes
…..
Suite à une formation pédagogique et un deuxième degré d’instructeur en gymnastique rythmique et aérobic fitness et des formations en métier de la scène en Turquie dont à (Art Event Groupe) je suis aujourd’hui professeur et chorégraphe de danse classique, moderne et styling .Tout en participant à des évènements importants locaux et internationaux : Arabs got Talent, danseurs citoyens ,FWT, actions philanthropiques ect…

Shinymen – Quelle est votre approche personnelle de la danse, qu’elle soit classique ou contemporaine ?

S.M – Pour moi la danse est l’expression physique de nos pensées, nos émois et de tout le bouillonnement de notre être interne …. La danse classique nécessite technique, base et mouvements codés ; tendis que le contemporain est une expression corporelle à la portée de tous (je précise bien contemporain et non néo-classique).

Shinymen – Quels sont tes projets ?

S.M – Mon rêve est de créer ma propre école de danse et ma propre compagnie de spectacles et de show.

Shinymen – Comment se passe une journée standard de Sherazade Mami ?

S.M – Une journée standard pour moi n’existe pas, étant incessamment en stages, formations ou tournées …. Le réveil qui sonne tôt, la course vers la salle de bain, petit déj, le sac d’entrainement (musique, pointes, jambières, corde, agenda…) et la journée qui n’en finit pas ; vivement les vacances 1 semaines ou 2 par ans pour reprendre mon souffle.

Shinymen – Quels sont les points positifs de ton métier ?

S.M – Les points positifs : La magie d’être sur scène, le gout du travail, les lumières, la découverte de nouvelles personnes, la découverte d’autres pays et d’autres cultures…

Shinymen – Quels sont les points négatifs de ton métier ?

S.M – Les points négatifs : le manque de temps, de sommeil, la surcharge physique, et surtout le fait d’être loin de sa famille et de sa maman.

Shinymen – Quelles sont les qualités essentielles pour être danseuse ?

S.M – Parmi les qualités pour être danseur : il faut savoir être à l’écoute de l’autre et de soi-même, être tolérant, aimer et pouvoir se surpasser et toujours persévérer : il faut beaucoup de travail !

Shinymen – Quels sont les conseils que tu donnerais à un jeune qui se lance ou voudrait se lancer dans la danse ?

S.M – Le plus grand conseil est de surmonter sa timidité et avoir le gout du travail, parce que tout le reste en peut l’apprendre.

Merci beaucoup Shinymen pour votre accueil et à bientôt j’espère.

En Photos, Sherazade Mami
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A propos de Slimen Toumi

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